Comment « l’écologisation » va bâtir une nouvelle société pour demain

Pour lutter et s’adapter aux changements climatiques, il est nécessaire de revoir nos modes de production, de consommation et plus généralement nos modes de vie.

Alors que s’ouvre aujourd’hui la COP22 à Marrakech, l’écologisation de notre société prend de plus en plus d’ampleur. En effet, plusieurs acteurs importants des secteurs publics et privés ont récemment pris des mesures fortes en faveur de l’environnement.

Deux grandes banques françaises viennent, par exemple, tout juste d’annoncer l’abandon du financement des centrales à charbon dans le monde entier. Preuve que l’environnement n’est plus seulement une chasse gardée de la sphère publique, mais que les acteurs privés investissent massivement.

Qui n’a pas constaté dernièrement, sur les routes françaises, la multiplication des voitures électriques ? Qui ne s’est pas rendu compte du développement des murs végétaux, des bornes de recharge, des parcs éoliens, des centrales solaires photovoltaïques… ?

Tous ces éléments témoignent d’une tendance profonde : l’écologisation de la société. Cette dynamique, qui concerne une part croissante de nos activités (transports, agriculture, économie, habitat…), est en réalité impulsée depuis maintenant plusieurs années.

Par écologisation, on entend les processus par lesquels l’environnement est intégré dans les politiques publiques, les organisations et mêmes les pratiques professionnelles. Il ne s’agit pas là d’un simple effet de mode ou d’aubaine. C’est une lame de fond, témoignant des évolutions en cours au sein de notre société.

« Ce qui nous est connu est suffisamment inquiétant pour que nous puissions accepter de courir le risque de l’inconnu ». Derrière ces mots de Romain Gary se cache l’idée latente du principe d’écologisation : prendre conscience des erreurs du passé pour anticiper le futur.

Toutes les entreprises d’une certaine taille intègrent aujourd’hui une politique de responsabilité sociale et environnementale et se préoccupent de leur empreinte carbone. Le fait que l’écologie se soit immiscée jusque dans les marchés financiers témoigne de l’avancée inexorable de ce phénomène. Même l’industrie aéronautique s’y intéresse et consacre désormais 80% de ses investissements aux économies d’énergie.

L’Agence Française de Développement, de son côté, mise sur la finance verte à travers le lancement de lignes de crédits vertes pour un montant total de 1,6 milliards d’euros. Preuve que le « vert » est une valeur sûre pour l’investissement, alors que les énergies renouvelables représentent désormais 23% de la production énergétique mondiale et pourraient atteindre 28% d’ici 5 ans.
Si la défense de l’environnement est un objectif, l’écologie est aussi un moyen pour créer une croissance durable et responsable. Elle dépasse la simple idée d’écologie punitive ou restrictive. L’écologisation doit nous emmener vers une croissance plus qualitative que quantitative et permettre d’installer un modèle de société nouveau.

Source : Huffingtonpost

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