(14/10) Journée Mondiale du Diabète: Un nouvel espoir de prévenir la rétinopathie

L’hôpital Maisonneuve-Rosemont fait une découverte qui pourrait constituer un nouveau traitement

Aux premiers stades de la rétinopathie diabétique, les patients ont une vision un peu embrouillée.
Photo: iStock

La plupart des diabétiques risquent un jour ou l’autre de souffrir de rétinopathie diabétique, une maladie de l’oeil susceptible d’aboutir à la cécité. Actuellement, un demi-million de Canadiens sont atteints de cette maladie oculaire, dont l’incidence devrait doubler d’ici les 15 prochaines années en raison de l’épidémie de diabète. Or, une découverte effectuée à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont permet d’espérer un traitement efficace de cette maladie incurable.

La rétinopathie diabétique est la complication la plus fréquente du diabète. Les personnes atteintes de diabète de type 1, appelé diabète juvénile, ont 90 % de risques d’en souffrir et les individus ayant développé un diabète de type 2 en raison de surpoids ont quant à eux de 50 à 60 % de risques d’en être atteints, rappelle Mike Sapieha, chercheur en ophtalmologie à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Jusqu’à récemment, la meilleure façon de prévenir cette maladie oculaire consistait essentiellement à traiter adéquatement le diabète afin d’éviter les fluctuations du taux de sucre dans le sang, car des niveaux élevés de glucose finissent par induire la dégénérescence des vaisseaux sanguins, notamment les microvaisseaux qui irriguent la rétine de l’oeil et l’alimentent en nutriments et en oxygène. La rétine est cette membrane tapissant le fond de l’oeil qui capte les signaux lumineux et les transforme en impulsions nerveuses qui sont envoyées au cerveau. Véritable petit cerveau, la rétine est très énergivore, et c’est en partie pour cette raison que « les séquelles visuelles sont une des premières manifestations périphériques du diabète », souligne M. Sapieha.

 Il s’agit d’une avenue prometteuse pour restaurer l’intégrité de la rétine, mais elle ne permet pas de guérir, car même s’il y a une réparation complète, le diabète continuera de générer le même problème au niveau de la rétine. De plus, il nous faudra vérifier que le même phénomène s’observe chez l’humain »,prévient Mike Sapieha, qui travaille avec ses collègues sur cette nouvelle molécule, qui, si tout se confirme, sera préférable aux traitements actuels, qui sont bien imparfaits. Le plus populaire d’entre eux, la photocoagulation au laser, qui consiste à détruire à l’aide d’un laser les zones de la rétine qui ne sont plus vascularisées, « est très efficace, car les zones détruites cessent de produire les facteurs de croissance qui induisent la vascularisation pathologique, mais le patient perd la vision dans ces zones détruites ». Quant aux anti-VEGF (ou « anti-vascular-endothelial growth factor »), qui sont utilisés depuis quelques années, ils sont toxiques pour les cellules nerveuses de la rétine puisqu’ils bloquent le VEGF, qui est un facteur essentiel à leur survie.

Source : Ledevoir

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